Le point sur le SIDA

28 novembre 2019 (Modifié le 29 novembre 2019) Vie familiale & affective

Le 1er décembre aura lieu la journée mondiale de lutte contre le SIDA. C’est l’occasion de mieux connaître ce virus et de manifester notre solidarité. Découvert dans les années 80, le virus du SIDA affaiblit le système de défense naturelle du corps et le rend « perméable » à toute une série d’infections et de maladies.

DU VIH AU SIDA

Le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) s’attaque au système immunitaire et provoque une immunodépression (un affaiblissement du système immunitaire). Le corps n’est plus protégé efficacement et ne parvient plus à se défendre contre des maladies auxquelles il peut normalement faire face. L’apparition de ces maladies typiques de l’immunodépression marque le passage de la séropositivité au stade de la maladie : le SIDA (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise).

LES CHIFFRES

En 2018, 37,9 millions de personnes vivaient avec le VIH. Même si davantage de personnes dans le monde ont accès à un traitement antirétroviral (en 2018, 23 millions de personnes ont eu accès au traitement), vivent plus longtemps et en meilleure santé, un nombre élevé de nouvelles infections du VIH et de décès liés au SIDA surviennent encore chaque année. En 2018, environ 1,7 million de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH et 770 000 personnes sont décédées de maladies liées au SIDA.

TRANSMISSION

Le virus du SIDA est présent dans tous les liquides biologiques de l’organisme des personnes séropositives, mais ils n’ont pas tous le même pouvoir contaminant.

Il existe trois modes de transmission :

Par voie sexuelle : les risques sont les plus élevés lors de rapports avec pénétration vaginale ou anale sans protection

Par le sang : lors du partage de seringues entre usagers de drogue, transfusion sanguine (extrêmement rare), plaies accidentelles provoquées par du matériel infecté (risque faible)

Par la grossesse, l’accouchement et l’allaitement : grâce aux traitements actuels, le risque de transmission de la mère à l’enfant est fortement diminué.

Pour se protéger du VIH et des IST (infections sexuellement transmissibles), l’outil de prévention à privilégier est le préservatif : bien utilisé, il est fiable à 100 %.

DÉPISTAGE

Les tests actuels permettent de détecter la présence du virus avec certitude 6 semaines après la prise de risque. Le dépistage peut se faire chez un médecin, dans un centre de planning familial, une maison médicale, au centre de référence SIDA ou dans un centre de dépistage anonyme et gratuit. Il faut donc attendre 6 semaines après un contact potentiellement à risque pour être certain(e) d’un résultat négatif. Il existe à présent un test rapide d’orientation diagnostique (TROD), qui permettent de tester sa sérologie soi-même, sans l’aide d’un professionnel de la santé. Il se fait en prélevant un peu de sang au bout du doigt et donne un résultat après quelques minutes. Il est fiable si un délai de 3 mois s’est écoulé depuis la prise de risque. S’il est positif, il doit être confirmé par un test classique.

TRAITEMENT

À l’heure actuelle, le SIDA reste une maladie mortelle en l’absence de traitement. Il existe néanmoins un traitement (la trithérapie ou traitement antirétroviral) bloquant l’évolution du virus vers le stade SIDA et de prévenir l’apparition de diverses infections, permettant aux personnes vivant avec le VIH de rester en bonne santé et d’atteindre la même espérance de vie que le reste de la population, même si elles ne sont pas techniquement guéries. En cas de prise de risque avéré, il existe également un traitement d’urgence appelé TPE à prendre le plus tôt possible et au plus tard 72 heures après le risque.

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