Cap ou pas cap ? À quoi bon !

19 avril 2019 Citoyenneté, Justice & Aide à la jeunesse

Elle a 14 ans. Devant sa webcam, elle pulvérise du déodorant sur son avant-bras. De longues minutes. La peau rougit. La peau brûle ! Effrayée et grimaçant de douleur, elle s’arrête. Trop tard : une greffe de peau sera nécessaire pour réparer les dégâts. C’est le jeu du déodorant. Il y a aussi le happy slapping, le condom challenge, le blue whale challenge, le momo challenge… On ne compte plus les défis sur Internet. On t’incite à participer ? Cet article tombe à pic !

Les jeux de défis et les jeux dangereux existent depuis les années 50. Rien de neuf donc mais ils ont pris un essor considérable avec les réseaux sociaux. Défier le danger devant une large audience a de quoi booster l’adrénaline et l’ego, n’est-ce pas ? Sauf que tu peux te retrouver aussi vif qu’un légume ou carrément raide au cimetière !

Une créativité sans limite… de risques

Il y a trois catégories de jeu :

  • les jeux de non-oxygénation ;
  • les jeux de défis ;
  • les jeux d’agression.

Les jeux de non-oxygénation (jeu du foulard…) conduisent à une privation d’oxygène provoquant un évanouissement ou, en cas d’accident, à la mort. Les jeux de défis s’appuient sur le principe du « cap ou pas cap » avec souvent un enjeu physique comme surfer sur le toit d’un train (train surfing). Certains défis impliquent l’usage de produits : alcool, lessive, etc. Et enfin, il y a les jeux d’agression où un groupe de personnes désignent une victime et l’attaquent. Ces « jeux » sont généralement filmés et diffusés sur le Net pour récolter un maximum de « vues ».

Qui tire les ficelles ?

À l’origine de ces « jeux », en particulier ceux d’agression, il y a souvent une personnalité narcissique et charismatique qui peut avoir des troubles psychopathologiques. Il manipule pour convaincre les autres de le suivre dans ses mauvais plans.

Pourquoi deviens-tu une marionnette ?

Les plus jeunes relèvent les défis par inconscience du danger, les adolescents par besoin de valorisation, pour appartenir au groupe. Mais le hic c’est que tu n’épateras plus personne si tu en meurs.

À toi de voir

Personne ne peut te forcer à participer à un jeu qui te mettrais en danger. Sache que tu peux encore davantage impressionner tes copains en refusant ou en te montrant créatif ! Un jeune français a ainsi proposé d’offrir des hamburgers aux sans-abri au lieu de boire une bouteille entière d’alcool risquant de le faire sombrer dans un coma éthylique ! Malin.

Maintenant que tu es informé, si tu vois quelqu’un prendre des risques ou mettre en danger autrui : parles-en à un adulte. Le dire, c’est aider une personne fragile à s’en sortir. Tu l’as compris, ces jeux ne sont pas innocents et bon nombre d’entre eux sont d’ailleurs punissables par la loi.

Sources

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