Sécurité sociale

Non.

Si tu reviens d’une zone orange (où la quarantaine est recommandée) ou d’une zone rouge (où la quarantaine est obligatoire), ton employeur ne sera pas tenu de te verser ton salaire durant la quarantaine (= 14 jours) que tu devras effectuer.

C’est l’Onem qui se chargera de te verser une indemnisation aux mêmes conditions que le chômage temporaire pour force majeure. Tu bénéficieras donc de 70% de ton salaire, montant plafonné à 2.754,76 €. Cette règle prendra fin le 31 août mais pourrait être prolongée.

N’hésite pas à consulter notre FAQ : « Ai-je droit au chômage temporaire pour force majeure ? » afin de vérifier si tu entres bien dans les conditions pour obtenir ce chômage temporaire.

Si tu ne dis rien de l’endroit de ton voyage à ton employeur mais que celui-ci a un doute, il peut t’imposer de te mettre en quarantaine et les mêmes règles qu’exposées ci-dessus s’appliqueront.

Attention, si tu te rends délibérément dans une zone rouge pour un voyage « non essentiel », tu ne seras pas couvert par l’Onem en cas de mise en quarantaine. En effet, tu ne peux pas te mettre volontairement en faute et ces voyages « non essentiels » en zone rouge sont interdits.

Il en ira différemment si tu te rends dans une zone orange passant au rouge en cours de séjour. Dans ce cas, tu auras droit à l’indemnisation de l’Onem.

Si tu souhaites malgré tout continuer à percevoir 100% de ton salaire, tu peux proposer à ton employeur de faire du télétravail pendant cette période de quarantaine, si cela est possible.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Une indemnité complémentaire temporaire va être octroyée à certains travailleurs indépendants en situation d’incapacité de travail durant la crise. Cette indemnité, versée par la mutuelle, vient en supplément  de celle déjà existante s’élevant à 990,60 € (taux cohabitant).  Cela permet de garantir à ces travailleurs un montant total mensuel de 1.291 euros qui sera ainsi identique à celui du droit passerelle. 

Cette mesure ne s’applique que dans deux situations particulières :

  • Le travailleur indépendant a été reconnu en incapacité de travail au plus tôt le 1er mars 2020 et indemnisé au taux cohabitant ;
  • Le travailleur indépendant a été reconnu en incapacité de travail (indemnisé au taux cohabitant) et a dû (ou doit) interrompre son activité autorisée à partir du 1er mars 2020. Les indépendants visés sont ceux qui percevaient une indemnisation et avaient repris une activité dans les limites fixées par le médecin conseil.

Cette mesure prend effet rétroactivement au 1er mars 2020 et continuera de produire ses effets aussi longtemps que les mesures temporaires de crise du droit passerelle resteront d’application (c’est-à-dire au moins jusqu’au 31 août 2020).

Par exemple : tu as été reconnu en incapacité de travail le 10 mars 2020. Tu recevras une indemnisation complémentaire à partir du 10 mars 2020 et, ensuite, pour chaque mois durant lesquels tu as été en incapacité.

Afin d’obtenir des informations complémentaires à cet égard, n’hésite pas à prendre contact avec ta mutualité.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

En plus de l’indemnité habituelle délivrée par l’INAMI (Institut national d’assurance maladie-invalidité), tu as droit à une indemnité supplémentaire pour l’incapacité de travail primaire (c’est-à-dire, de moins d’un an).

Pour en bénéficier, plusieurs conditions doivent être remplies, à savoir :

  • Être reconnu en incapacité de travail à partir du 1er mars 2020 au plus tôt (pas avant) ;
  • Être lié par un contrat de travail ou assimilé ;
  • Avoir un salaire journalier brut inférieur à 132,9990 € (si tu perçois un salaire fixe par mois, ce salaire mensuel sera divisé par 26 pour calculer ce montant).

Si tu réponds à ces conditions, tu recevras, en plus de ton indemnité d’incapacité de travail primaire qui correspond à 60% de ton salaire journalier brut, une indemnité supplémentaire égale à 10% de ton salaire journalier brut, à laquelle on ajoutera encore 5,63€.

Attention, la somme des deux indemnités ne peut dépasser 79,80€ par jour, ni être inférieure à 61,22€ par jour.

Exemple : ton salaire journalier brut s’élève à 75€. Ton indemnité d’incapacité primaire s’élève à 45€ (60% de ton salaire journalier brut). Ton indemnité d’incapacité primaire supplémentaire s’élèverait normalement à 13,13€ (10% de 75€, donc 7,50€ + 5,63 €). Pour arriver au minimum garanti de 61,22 €, elle sera augmentée à 16,22 €. Au total, tu percevras donc 61,22 €.

Cette mesure vaut pour les périodes d’incapacité de travail allant du 1er mars 2020 au 31 août 2020 inclus. Ta mutualité aura cependant jusqu’au 1er novembre 2020 pour te verser cette indemnité supplémentaire.

Retrouve toutes ces informations sur le site de l’INAMI.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Oui, à certaines conditions.

Trois types de tests sont remboursables si tu remplis des conditions précises : les tests moléculaires, les tests antigènes et les tests sérologiques. Le plus commun est le sérologique (détection d’anticorps), mais tu peux retrouver les informations sur les autres tests sur le site de l’Inami.

Pour que ton test sérologique soit remboursé, tu dois entrer dans le groupe cible, c’est-à-dire une catégorie spécifique de personnes (par exemple, faire partie du personnel de soins travaillant dans un hôpital avec un haut risque de contagion ; ou bien présenter des symptômes similaires au coronavirus depuis minimum 14 jours). De plus, le type de test doit être validé par Sciensano, l’Institut scientifique de santé publique.

Si tu ne fais pas partie du groupe-cible, tu devras payer 9,60 € pour le test sérologique. N’hésite pas à téléphoner à ton médecin pour en savoir plus !

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Pour la période comprise entre le 1er février et le 30 juin inclus, il a été décidé que les jours de chômage temporaire liés à la crise du coronavirus comptaient comme des jours effectifs de travail. Cela signifie que, même si tu n’as pas travaillé pendant plusieurs semaines, on considérera que tu as travaillé lors du calcul de la durée de tes vacances et de ton pécule.

À partir du 1er juillet 2020, les jours de chômage temporaire pour force majeure ne comptent plus comme des jours effectifs de travail. Cela aura donc une répercussion sur tes congés ainsi que sur ton pécule de vacances.

Exemple : si tu travailles 5 jours par semaine à temps plein et que ton employeur décide de te mettre en chômage durant l’ensemble du mois de juillet, tu perdras l’équivalent d’1/12ème de tes droits pour l’année prochaine. Dès lors si tu as habituellement droit à 20 jours de congé par an, tu ne bénéficieras que de 11/12ème de ce quota. Tu n’auras donc que 18 jours de congé en 2021.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Plusieurs mesures ont été prises pour soutenir les bénéficiaires du RIS :

  • Tu peux occuper un emploi saisonnier sans plafond de revenus jusqu’au 30 juin 2020 ;
  • La rémunération que tu reçois pour une occupation dans un secteur vital n’entrera pas dans le calcul du revenu d’intégration pour une période déterminée et limitée. Les secteurs vitaux concernent tout service, entreprise ou commerce qui permet d’assurer les besoins vitaux de chacun mais aussi de maintenir l’ordre, la sécurité, de permettre à l’État de fonctionner et de répondre à la crise sanitaire (par exemple : les services de collecte des déchets, les transports, les services de soins, la poste, les pompes funèbres) ;
  • La différence entre les étudiants boursiers et non boursiers est temporairement supprimée en ce qui concerne l’exonération socioprofessionnelle (ISP). Cela signifie que les étudiants boursiers ont droit au même plafond de 253,88 € pour les revenus complémentaires que les étudiants non boursiers ;
  • Une aide sociale complémentaire exceptionnelle de 50 € par mois est accordée aux familles plus modestes pour leur permettre de faire face aux difficultés. Cette mesure a été prolongée et sera d’application jusqu’au mois de décembre 2020 inclus.

Des précisions seront apportées prochainement par rapport à ces mesures. En attendant, n’hésite pas à contacter ton CPAS pour avoir plus de détails !

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Oui !

Le plafond de tes revenus complémentaires est revu à la hausse. Il passe ainsi de 70,81 € à 253,88 €. Ce nouveau montant est celui appliqué aux étudiants non boursiers.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Si tu as déjà fixé tes congés à l’avance, tu dois les prendre aux dates convenues, même si les motifs de ta demande de congé n’existent plus (par exemple : vacances à l’étranger annulées). Tu peux toutefois t’arranger avec ton employeur pour savoir s’il est possible de les annuler ou les reporter à une date ultérieure. S’il est d’accord, gardes-en la preuve écrite.

À l’inverse, ton employeur ne peut pas t’obliger à prendre tes congés pendant la période de confinement, si tu n’en as pas envie.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Bien sûr.

1. Le CPAS compétent

En règle générale, le CPAS compétent est celui de la commune dans laquelle tu te trouves habituellement (ta résidence effective). Dès lors, si tu vis chez ton compagnon/ta compagne mais que tu es toujours domicilié chez tes parents, ce sera le CPAS de la commune où tu résides avec ton compagnon/ta compagne.

Attention, il y a une exception pour les étudiants. Si tu es étudiant, le CPAS compétent est celui de la commune où tu es inscrit au service population (ton domicile). Dans l’exemple précédent, c’est sera le CPAS de la commune où tes parents habitent.

2. Les aides possibles

Le CPAS peut t’offrir deux types d’aide :
– Le droit à l’intégration sociale qui peut prendre la forme soit d’un revenu soit d’un emploi ;
– L’aide sociale dont la forme varie suivant le type de besoin (aide au logement, aide aux études, aide juridique, aide médicale, etc.). De même, lorsqu’une personne est confrontée à un besoin financier « exceptionnel » (par exemple : hospitalisation), le CPAS peut lui apporter une aide financière.

Pour en savoir plus sur les différentes aides et leurs conditions, nous t’invitons à consulter les FAQ : « Qu’est-ce que le revenu d’intégration sociale ? » et « Qu’est-ce que l’aide sociale ? ».

3. Les formalités

Malgré les mesures de confinement, les CPAS doivent continuer à maintenir une permanence par mail ou téléphone, pour répondre aux demandes. Une enquête sociale aura donc lieu, si possible à distance, pour déterminer si tu rentres effectivement dans les conditions d’aide du CPAS.

Le CPAS a en outre reçu une aide financière suite à la crise sanitaire actuelle qui se présente sous la forme d’un fond Covid-19. Si ta situation financière s’est aggravée suite au coronavirus, tu peux bénéficier de l’aide sociale sans être obligé d’avoir un dossier déjà ouvert au CPAS pour introduire une première demande.

Le CPAS devra te rendre une décision dans les 30 jours qui suivent ta demande, sans qu’il puisse invoquer un retard suite aux mesures de confinement.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Tout dépend de ta situation.

Le chômage pour raisons économiques est accessible aux :
Salariés (employés et ouvriers) du secteur privé et public ;
Travailleurs intérimaires ;
Apprentis qui suivent une formation en alternance.

Afin de pouvoir bénéficier du chômage temporaire pour raisons économiques, le travailleur doit être admissible au chômage complet. Pour en savoir plus, consulte la FAQ : « À quelles conditions ai-je droit aux allocations de chômage ? ». Il revient à ton employeur d’introduire la demande en suivant les démarches détaillées sur le site de l’ONEM.

Si tu désires obtenir plus d’informations sur le chômage temporaire, consulte la FAQ : « qu’est-ce que le chômage temporaire ? » .

Les jobistes étudiants ne sont pas visés par le chômage temporaire sauf s’ils ont atteint l’âge de 18 ans et qu’ils travaillent sous contrat d’occupation étudiant durant les mois de juillet, août et/ou septembre, après la fin de leurs études. Dans ce cas, une déclaration indiquant que le jeune n’a plus l’intention de poursuivre ses études après les vacances, doit être jointe à la demande d’allocations. Pour en savoir plus, consulte la FAQ « Ai-je droit au chômage temporaire si mon job étudiant est suspendu ?« .

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Tout dépend de ta situation.

Le chômage pour force majeure est accessible aux :
Salariés (employés et ouvriers) des secteurs privé et public ;
Travailleurs intérimaires ;
Apprentis qui suivent une formation en alternance.

Pour ces trois cas, aucune condition d’admissibilité n’est requise pour ouvrir ton droit au chômage temporaire pour cause de force majeure. En d’autres termes, tu pourras en bénéficier directement si la force majeure est bien prouvée (par exemple : fermeture forcée de l’entreprise). Il revient à ton employeur d’introduire la demande en suivant les démarches détaillées sur le site de l’ONEM.

Si tu désires obtenir plus d’informations sur le chômage temporaire, consulte la FAQ : « qu’est-ce que le chômage temporaire ? ».

Les jobistes étudiants ne sont pas visés par le chômage temporaire sauf s’ils ont atteint l’âge de 18 ans et qu’ils travaillent sous contrat d’occupation étudiant durant les mois de juillet, août et/ou septembre, après la fin de leurs études. Dans ce cas, une déclaration indiquant que le jeune n’a plus l’intention de poursuivre ses études après les vacances, doit être jointe à la demande d’allocations. Pour en savoir plus, consulte la FAQ « Ai-je droit au chômage temporaire si mon job étudiant est suspendu ?« .

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Non !

Tu as le droit de garder tes congés légaux ou autre type de vacances (vacances jeunes ou européennes). Par ailleurs, tu conserves le droit de les poser aux dates qui te conviennent, moyennant l’accord préalable de ton employeur.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

En raison des circonstances actuelles, on ne peut pas te reprocher de ne pas pouvoir te rendre physiquement aux entretiens d’embauche. Tu dois malgré tout, continuer à postuler et convenir d’un entretien à distance si cela est possible.

Si aucune de tes postulations n’aboutit, le FOREM ou l’ONEM prendra certainement en compte le caractère exceptionnel de la situation (entreprises fermées, diminution du volume de travail, impossibilité de télétravail, etc.) et des difficultés d’engager un travailleur dans de telles conditions.

Sache également que toutes les maisons d’emploi et sites de formation sont actuellement fermés. Les rendez-vous, convocations, séances d’informations, ateliers, formations, etc. sont donc reportés.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

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