Sécurité sociale

Bien sûr.

Depuis le début de la crise sanitaire, les CPAS ont obtenu des moyens supplémentaires afin qu’un maximum de personnes subissant les répercussions de la crise du coronavirus puissent recevoir de l’aide. Ce n’est donc pas limité aux bénéficiaires du droit à l’intégration sociale.

Si tu es reconnu comme étant en état de besoin, le CPAS peut te fournir :

  • Une aide au logement, y compris les charges, à l’exclusion de la garantie locative ;
  • Une aide en matière de consommation d’énergie ;
  • Une aide psychosociale relative à la prise en charge de coûts d’intervenants professionnels reconnus dans le traitement des violences conjugales, des problèmes d’anxiété ou de troubles psychiatriques ;
  • Une aide en matière de santé, par la prise en charge de frais médicaux, de médicaments, de factures d’hôpitaux etc. ;
  • Une aide à l’accessibilité numérique, pour favoriser les démarches en ligne et le soutien scolaire ;
  • Une aide financière pour des factures impayées en raison d’une diminution de revenus ;
  • Une aide pour les familles en difficultés, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté infantile.

Les besoins de première nécessité peuvent également être assurés, comme une intervention dans le coût de tes transports, l’achat d’une paire de lunettes ou de vêtements, etc.

Tu ne sais pas vers quel CPAS te tourner ? Consulte notre FAQ « À quel CPAS puis-je m’adresser ? ».

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Il existe plusieurs manières de te faire dépister en Belgique.

La plus courante est le passage par un centre de dépistage. Tu peux en trouver une liste sur le site info-coronavirus. Ces centres effectuent principalement des tests PCR (par prélèvement dans les narines). Ces tests sont considérés comme efficaces pour savoir si une personne est contaminée ou non. En théorie, le résultat du test est disponible dans les 48 heures. Malheureusement, vu la hausse actuelle de contaminations, le délai est souvent plus long.

Si tu es entré en contact avec une personne atteinte du coronavirus, tu dois passer un test :

  • Après avoir reçu un appel téléphonique du centre de contact, si tu reçois cet appel dans les 72 heures suivant ton dernier contact à risque
  • Et un test le 7ème jour après ton dernier contact à risque

Après un séjour à l’étranger : tu passes un test le premier jour et le 7ème jour après ton retour de voyage.

  • Si ton test du septième jour est négatif, ta quarantaine est levée après 7 jours. Reste encore particulièrement prudent pendant les 7 jours suivants
  • Si ton test du septième jour est positif, tu dois te placer en isolement et rester encore 10 jours à la maison

S’il ne t’est pas possible d’effectuer un test PCR, sache qu’il existe d’autres alternatives :

  • Le test antigénique : par prélèvement dans les narines, tu peux obtenir un résultat rapide. Il est cependant moins fiable que le test PCR. D’ailleurs, un résultat négatif à ce test doit être confirmé par un test PCR ;
  • Le test sérologique : par prélèvement de sang, il cherche à détecter la présence d’anticorps au virus. Cela permet de savoir si tu as été précédemment contaminé. Cela ne veut pas dire que tu es immunisé ! De plus, un résultat négatif n’exclut pas une infection du coronavirus car tu peux être contaminé au moment du test sans avoir déjà développé des anticorps ;
  • L’autotest : généralement par prélèvement de sang donc semblable au test sérologique, avec le même inconvénient.

Si ces trois types de tests offrent un résultat rapide (dans les 15 à 30 minutes), ils ne sont cependant pas aussi fiables et précis que le test PCR. Renseigne-toi auprès de ton médecin traitant !

Tu souhaites savoir à quelles conditions ton test sera remboursé ? Consulte notre FAQ.

Tu te demandes dans quels cas tu dois respecter une quarantaine ? Rends-toi sur le site info-coronavirus.

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Alors que certaines mesures étaient déjà en vigueur depuis plusieurs mois (par exemple : le gel de dégressivité des allocations de chômage), un texte a dernièrement été adopté dans le but d’améliorer la situation des travailleurs du secteur culturel.

Celui-ci met en place :

  • La possibilité de cumul entre l’allocation de chômage et les revenus de droits d’auteur et voisins pendant toute la période allant du 1er avril 2020 au 31 mars 2021 ;
  • La neutralisation des périodes de référence pour l’acquisition et le maintien du statut artistique pour la période allant du 13 mars 2020 au 31 mars 2021 inclus ;
  • Le maintien du statut d’artiste jusqu’au 31 mars 2021 si l’artiste ou le technicien bénéficiait déjà de ce statut mais que celui-ci devait arriver à échéance entre le 13 mars 2020 et le 31 mars 2021;
  • Le gel de la période de référence pour la constatation du droit à refuser une offre d’emploi en dehors du secteur artistique ;
  • L’assouplissement temporaire de l’accès aux allocations de chômage.

Ainsi, si tu travailles dans le secteur culturel, tu pourras bénéficier des allocations de chômage en démontrant avoir presté, entre le 13 mars 2019 et le 13 mars 2020 soit :

  • Au moins 10 activités artistiques pour lesquelles des cotisations sociales ont été retenues ;
  • Au moins 10 activités techniques dans le secteur artistique pour lesquelles des cotisations sociales ont été retenues ;
  • Des activités artistiques et/ou techniques dans le secteur artistique équivalents à au moins 20 journées d’activité au sens de l’article 37, §1, alinéa 3 de l’arrêté royal chômage.

Les travailleurs admis au droit aux allocations de chômage sur cette base, perdent ce droit au 1er avril.

Si tu te trouves dans les conditions pour bénéficier des mesures décrites ci-dessus, tu peux introduire une demande d’accès ou de révision de tes droits. N’hésite donc pas à t’adresser à ton organisme de paiement (CAPAC ou l’un des 3 syndicats : FGTB, CSC ou CGSLB).

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Une indemnité complémentaire temporaire est octroyée à certains travailleurs indépendants en situation d’incapacité de travail durant la crise. Cette indemnité, versée par la mutuelle, vient en supplément  de celle déjà existante.

Cette mesure ne s’applique que dans deux situations particulières :

  • Le travailleur indépendant a été reconnu en incapacité de travail au plus tôt le 1er mars 2020 et indemnisé au taux cohabitant ;
  • Le travailleur indépendant a été reconnu en incapacité de travail (indemnisé au taux cohabitant) et a dû (ou doit) interrompre son activité autorisée à partir du 1er mars 2020. Les indépendants visés sont ceux qui percevaient une indemnisation et avaient repris une activité dans les limites fixées par le médecin conseil.

Cette mesure prend effet rétroactivement au 1er mars 2020 et continuera de produire ses effets aussi longtemps que les mesures temporaires de crise du droit passerelle resteront d’application (c’est-à-dire au moins jusqu’au 30 juin 2021).

Par exemple : tu as été reconnu en incapacité de travail le 10 mars 2020. Tu recevras une indemnisation complémentaire à partir du 10 mars 2020 et, ensuite, pour chaque mois durant lesquels tu as été en incapacité.

Afin d’obtenir des informations complémentaires à cet égard, n’hésite pas à prendre contact avec ta mutualité.

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En plus de l’indemnité habituelle délivrée par l’INAMI (Institut national d’assurance maladie-invalidité), tu as droit à une indemnité supplémentaire pour l’incapacité de travail primaire (c’est-à-dire, de moins d’un an).

Pour en bénéficier, plusieurs conditions doivent être remplies, à savoir :

  • Être reconnu en incapacité de travail à partir du 1er mars 2020 au plus tôt (pas avant) ;
  • Être lié par un contrat de travail ou assimilé ;
  • Avoir un salaire journalier brut inférieur à 132,9990 € (si tu perçois un salaire fixe par mois, ce salaire mensuel sera divisé par 26 pour calculer ce montant).

Si tu réponds à ces conditions, tu recevras, en plus de ton indemnité d’incapacité de travail primaire qui correspond à 60% de ton salaire journalier brut, une indemnité supplémentaire égale à 10% de ton salaire journalier brut, à laquelle on ajoutera encore 5,63 €.

Attention, la somme des deux indemnités ne peut dépasser 79,80€ par jour, ni être inférieure à 61,22 € par jour.

Par exemple : ton salaire journalier brut s’élève à 75 €. Ton indemnité d’incapacité primaire s’élève à 45 € (60% de ton salaire journalier brut). Ton indemnité d’incapacité primaire supplémentaire s’élèverait normalement à 13,13 € (10% de 75 €, donc 7,50 € + 5,63 €). Pour arriver au minimum garanti de 61,22 €, elle sera augmentée à 16,22 €. Au total, tu percevras donc 61,22 €.

Cette mesure vaut pour les périodes d’incapacité de travail allant du 1er mars 2020 au 30 juin 2021 inclus.

A partir du 1er janvier 2021, une mesure de limitation est toutefois d’application. A partir de cette date, la somme de ton indemnité d’incapacité de travail primaire et de ton indemnité supplémentaire ne pourra pas dépasser ton salaire journalier brut. Si c’est le cas, ton indemnité supplémentaire sera alors limitée au montant de ton salaire journalier brut.

Retrouve toutes ces informations sur le site de l’INAMI.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Oui, à certaines conditions.

Trois types de tests sont remboursables si tu remplis des conditions précises : les tests moléculaires, les tests antigènes et les tests sérologiques. Le plus commun est le moléculaire (aussi appelé PCR), mais tu peux retrouver les informations sur les autres tests sur le site de l’Inami.

Pour que ton test PCR soit remboursé, tu dois remplir une des conditions suivantes :

  • Disposer d’un code de prescription PCR (fourni par le centre de tracing) ou d’une prescription de ton médecin ;
  • Revenir d’une zone rouge (voir notre FAQ « Puis-je voyager à l’étranger ?« ) si ton formulaire d’auto-évaluation indique que tu présentes un risque élevé et que tu reçois un code d’activation par SMS.

Sur le site www.MaSanté.be, les contacts à haut risque asymptomatiques peuvent télécharger, sur la base du code obtenu via le système de recherche des contacts, un certificat de quarantaine. Cette procédure vise à réduire la charge administrative qui pèse sur les médecins généralistes. La durée officielle de validité du certificat de quarantaine reste de 10 jours afin de pouvoir couvrir toutes les situations.

De plus, les tests doivent être effectués dans un laboratoire agréé par Sciensano (Institut scientifique de santé publique).

Si tu remplis ces conditions, ta mutuelle prend en charge 100% du coût du test, à savoir 46,81 €. N’hésite pas à téléphoner à ton médecin pour en savoir plus !

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Pour la période comprise entre le 1er février et le 31 août 2020 inclus, il a été décidé que les jours de chômage temporaire liés à la crise du coronavirus comptaient comme des jours effectifs de travail. Cela signifie que, même si tu n’as pas travaillé pendant plusieurs semaines, on considérera que tu as travaillé lors du calcul de la durée de tes vacances et de ton pécule.

Cette période est prolongée pour les journées comprises entre le 1er septembre 2020 et le 31 décembre 2020 inclus.

Cette mesure sera peut-être encore prolongée au regard de l’évolution de la crise sanitaire.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Oui !

Tout bénéficiaire du revenu d’intégration sociale ou de l’aide sociale équivalente, a droit à une aide temporaire forfaitaire supplémentaire de 50 €/mois. Cette aide, appelée « prime corona » est octroyée pour les mois où tu bénéficies du RIS ou de l’aide équivalente entre les mois de juillet et de juin 2021. Pour le moment, elle est prévue jusque fin juin 2021.

De plus, jusqu’au 31 mars 2021, le plafond de tes revenus complémentaires est revu à la hausse. Il passe ainsi de 70,81 € à 253,88 €. Ce montant est celui appliqué aux étudiants non boursiers. Les autorités décideront peut-être encore de prolonger la mesure au regard de l’évolution de la crise sanitaire.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Bien sûr.

1. Le CPAS compétent

En règle générale, le CPAS compétent est celui de la commune dans laquelle tu te trouves habituellement (ta résidence effective). Dès lors, si tu vis chez ton compagnon/ta compagne mais que tu es toujours domicilié chez tes parents, ce sera le CPAS de la commune où tu résides avec ton compagnon/ta compagne.

Attention, il y a une exception pour les étudiants. Si tu es étudiant, le CPAS compétent est celui de la commune où tu es inscrit au service population (ton domicile). Dans l’exemple précédent, ce sera le CPAS de la commune où tes parents habitent.

2. Les aides possibles

Le CPAS peut t’offrir deux types d’aide :

  • Le droit à l’intégration sociale qui peut prendre la forme soit d’un revenu soit d’un emploi ;
  • L’aide sociale dont la forme varie suivant le type de besoin (aide au logement, aide aux études, aide juridique, aide médicale, etc.). De même, lorsqu’une personne est confrontée à un besoin financier « exceptionnel » (par exemple : hospitalisation), le CPAS peut lui apporter une aide financière.

Pour en savoir plus sur les différentes aides et leurs conditions, nous t’invitons à consulter les FAQ : « Qu’est-ce que le revenu d’intégration sociale ? » et « Qu’est-ce que l’aide sociale ? ».

3. Les formalités

Malgré les mesures de confinement, les CPAS doivent continuer à maintenir une permanence par mail ou téléphone, pour répondre aux demandes. Une enquête sociale aura donc lieu, si possible à distance, pour déterminer si tu rentres effectivement dans les conditions d’aide du CPAS.

Le CPAS a en outre reçu une aide financière suite à la crise sanitaire actuelle qui se présente sous la forme d’un fond Covid-19. Si ta situation financière s’est aggravée suite au coronavirus, tu peux bénéficier de l’aide sociale sans être obligé d’avoir un dossier déjà ouvert au CPAS pour introduire une première demande.

Le CPAS devra te rendre une décision dans les 30 jours qui suivent ta demande, sans qu’il puisse invoquer un retard suite aux mesures de confinement.

Actuellement et jusqu’au mois de juin inclus, une prime de 50 euros est octroyée à tous les bénéficiaires du RIS ou de l’aide équivalente.

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Tout dépend de ta situation.

Le chômage pour raisons économiques est accessible aux :
Salariés (employés et ouvriers) du secteur privé et public ;
Travailleurs intérimaires ;
Apprentis qui suivent une formation en alternance.

Afin de pouvoir bénéficier du chômage temporaire pour raisons économiques, le travailleur doit être admissible au chômage complet. Pour en savoir plus, consulte la FAQ : « À quelles conditions ai-je droit aux allocations de chômage ? ». Il revient à ton employeur d’introduire la demande en suivant les démarches détaillées sur le site de l’ONEM.

Si tu désires obtenir plus d’informations sur le chômage temporaire, consulte la FAQ : « qu’est-ce que le chômage temporaire ? » .

Les jobistes étudiants ne sont pas visés par le chômage temporaire sauf s’ils ont atteint l’âge de 18 ans et soit:

  • s’ils travaillent sous contrat d’occupation étudiant durant les mois de juillet, août et/ou septembre, après la fin de leurs études. Dans ce cas, une déclaration indiquant que le jeune n’a plus l’intention de poursuivre ses études après les vacances, doit être jointe à la demande d’allocations;
  • s’ils suivent un enseignement à horaire réduit;
  • s’ils suivent un enseignement qui se déroule principalement le samedi et en soirée (après 17h).

Pour en savoir plus, consulte la FAQ « Ai-je droit au chômage temporaire si mon job étudiant est suspendu ? »

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

Tout dépend de ta situation.

Le chômage pour force majeure est accessible aux :
Salariés (employés et ouvriers) des secteurs privé et public ;
Travailleurs intérimaires ;
Apprentis qui suivent une formation en alternance.

Pour ces trois cas, aucune condition d’admissibilité n’est requise pour ouvrir ton droit au chômage temporaire pour cause de force majeure. En d’autres termes, tu pourras en bénéficier directement si la force majeure est bien prouvée (par exemple : fermeture forcée de l’entreprise). Il revient à ton employeur d’introduire la demande en suivant les démarches détaillées sur le site de l’ONEM.

Si tu désires obtenir plus d’informations sur le chômage temporaire, consulte la FAQ : « qu’est-ce que le chômage temporaire ? ».

Les jobistes étudiants ne sont pas visés par le chômage temporaire sauf s’ils ont atteint l’âge de 18 ans et soit :

  • s’ils travaillent sous contrat d’occupation étudiant durant les mois de juillet, août et/ou septembre, après la fin de leurs études. Dans ce cas, une déclaration indiquant que le jeune n’a plus l’intention de poursuivre ses études après les vacances, doit être jointe à la demande d’allocations;
  • s’ils suivent un enseignement à horaire réduit;
  • s’ils suivent un enseignement qui se déroule principalement le samedi et en soirée (après 17h).

Pour en savoir plus, consulte la FAQ « Ai-je droit au chômage temporaire si mon job étudiant est suspendu ? »

Dans cette réponse, le masculin est utilisé comme genre neutre et désigne aussi bien les femmes que les hommes.

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