Envie d’être… hippothérapeute

3 novembre 2017 (Modifié le 29 août 2018) Envie d'être ...

Découvre l’interview d’Audrey, logopède et hippothérapeute.

 

Comment êtes-vous devenue hippothérapeute ?

Le cheval a toujours eu une place particulière dans ma vie. À 18 ans, je désirais travailler dans la relation d’aide. Je me suis alors formée en logopédie et j’ai réalisé un TFE sur l’hippothérapie). J’ai également fait un stage au sein de l’asbl Hippopassion à Fraiture en Condroz où j’ai été engagée par la suite.

 

En quoi consiste votre métier ?

Notre principale mission est la prise en charge thérapeutique et psychoéducative des enfants et des adultes porteurs de difficultés très diversifiées et ce avec le partenaire, le cheval. En dehors des séances, nous faisons aussi tout un travail de préparation : travail des chevaux, recherches, bilans capacitaires, analyse des besoins, créativité, évaluation… Cela complète bien notre emploi du temps !

Un autre volet de notre métier concerne les activités pédagogiques et de loisirs. En effet, nous donnons des cours d’équitation, des stages pédagogiques en intégration… Nous proposons également des formations dans le secteur de la relation d’aide par la médiation équine.

 

Quelle est votre journée type ?

J’arrive vers 9h. Je commence le travail avec les chevaux, je fais le planning de la journée et je prépare les différentes séances prévues.

De 10h à 15h, Je m’occupe des bénéficiaires venant d’institutions et d’écoles spécialisées.

A partir de 15h, je prends en charge des « particuliers », qui viennent seuls ou accompagnés de leur famille.

Ensuite, vient la partie administrative, il faut faire le point sur les projets thérapeutiques de nos bénéficiaires, évaluer, coordonner et préparer les formations.

Ma journée se termine entre 16h et 19h.

 

Quels sont les aspects positifs et négatifs ?

Ce que j’aime, c’est que c’est un métier avec beaucoup de sens, motivant, varié et passionnant ! J’aime aussi le côté social. Et surtout, le contact de la nature et des animaux.

Ce que j’aime moins, au niveau physique, c’est le fait que c’est un travail qui sollicite énormément le dos et les épaules. Cela peut créer de fortes douleurs lors de journées intenses. C’est également une activité onéreuse puisqu’on travaille avec un cheval. Cela demande des conditions de vie particulières et exigeantes.

Enfin, c’est une activité non subventionnée qui nécessite une gestion rigoureuse des dépenses et recettes tout en garantissant un accès démocratique aux personnes qui en ont besoin.

 

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui va démarrer ?

Les places sont rares et chères. Je conseillerais d’avoir une solide formation dans l’humain, la relation d’aide (qui se poursuit durant toute la vie professionnelle). Egalement un approfondissement des connaissances éthologiques, morphologiques et des besoins du partenaire, qui est le cheval. Il faut aussi construire un projet économique et social qui tient la route.

Et enfin, il faut de la motivation, de l’investissement personnel, du respect, de la bienveillance et de la créativité !

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